1 père sur 8 vit une dépression post-natale. La quasi-totalité ne reçoit aucune aide. Déjà parce qu'ils ne sont pas du tout conscients, ensuite parce qu'il y a peu d'espaces et de ressources spécifiquement pour eux. Depuis que j'interviewe des pères pour le podcast Gardiens de la Naissance, je leur demande souvent : "Toi, comment as-tu vécu tout ça ?" À chaque fois, ça les surprend. Parce que c'est souvent la première fois qu'on la leur pose. Ce que j'entends ensuite : des deuils non faits, des traumatismes périnataux non reconnus, des burn-out qu'ils ont attendus pour "avoir l'excuse" d'aller voir un psy. Des hommes qui ont dû "être forts" pendant des moments où ils s'effondraient intérieurement. La dépression et l'anxiété paternelles ne ressemblent pas à ce qu'on imagine. Pas à des larmes. Plutôt à de l'irritabilité, du détachement, des heures supplémentaires, une incapacité à demander de l'aide. Ce n'est pas un sujet de niche. C'est un sujet de santé publique. Parce qu'un jeune père qui ne va pas bien c'est toute une famille qui ne va pas bien. Les recherches sont claires : quand les pères vont bien émotionnellement, c'est toute la famille qui est protégée. Le développement de l'enfant, la relation de couple, la santé maternelle. Un père qui va bien, c'est une fondation. Pas un luxe. J'en parle chaque semaine dans la newsletter Gardiens de la Naissance, avec des ressources concrètes pour les pères et pour ceux qui les entourent. #SanteMentale #PostPartum #Paternity #nostrfr #father #dad #parenting #RH #ProfessionnelsDeLaPérinatalité #GardiensDeLaNaissance #burnout