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Mama_ourse
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Mama_ourse
Mama_ourse 16h

Le nombre de femmes qui me disent qu'elles ne peuvent pas aller voir une psy du post-partum parce qu'elles n'ont personne pour garder leur bébé... Des femmes en dépression. Qui savent qu'elles vont mal. Qui ont trouvé la bonne personne. Et qui restent chez elles, parce que le rendez-vous suppose implicitement qu'elles arrivent les mains vides. Quand le suicide est la principale cause de mortalité des jeunes mamans en France, je trouve ça dingue qu'on ne sensibilise pas plus à ce sujet. On demande implicitement à une femme épuisée, isolée, qui allaite peut-être toutes les deux heures, de résoudre une équation logistique pour avoir le droit d'être aidée. Car même si personne ne lui a dit qu'elle ne pouvait pas venir avec son bébé, elle a très bien compris le message qu'on lui envoie depuis son premier trimestre, quand on lui a conseillé de déposer un dossier de crèche avant même d'avoir un ventre, parce que les places partent vite. Pendant ce temps, les hôtels no kids et les restaurants adults only se multiplient, au point que la Haute-Commissaire à l'Enfance a parlé en 2025 de dérive inacceptable et réuni les professionnels du tourisme. Le message est clair : la place des bébés et des enfants est en structure, pas avec leurs mamans dans des espaces publics. Un enfant est un inconvénient, et une femme accompagnée de son enfant aussi. Chaque jour, j'accompagne des jeunes mères. Avec un bébé en portage, au sein, ou en train de jouer à leurs pieds. Avec des enfants autour, du bruit, des interruptions. C'est leur réalité, donc c'est la mienne. Jamais je ne leur demanderais de s'adapter pour que je puisse les accompagner. Et si un rendez-vous doit être décalé parce que le bébé est malade ou agité, il n'y a aucun problème. Je suis passée par là. Alors si tu es en post-partum et que tu repousses depuis des semaines parce que tu n'as pas de relais : tu as le droit de prendre soin de toi AVEC ton bébé. Et tu n'as même pas à demander l'autorisation. Et aux professionnel.le.s de la périnatalité et de la santé mentale, une question bienveillante : combien de femmes ne franchissent jamais notre porte à cause d'une contrainte qu'on n'a jamais pensé à lever ? Et si on affichait partout que les bébés sont les bienvenus ? #postpartum #ppd #psychologue #doula #maternity #parenting #matrescence #nostrfr

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"Vous n'aviez qu'à ne pas avoir d'enfants." C'est le commentaire que je reçois le plus souvent, dès que je parle de la fatigue du post-partum. Alors voilà les chiffres français, pour qu'on arrête de discuter à l'aveugle. L'Enquête nationale périnatale de 2021 a mesuré pour la première fois la santé mentale des mères à l'échelle nationale, deux mois après l'accouchement : 16,7 % présentent des symptômes dépressifs majeurs. Dans le même échantillon, 27,6 % présentent de l'anxiété et 5,4 % ont des idées suicidaires. La cohorte IGEDEPP, qui a suivi plus de trois mille femmes pendant un an, arrive à une incidence cumulée de 18,1 % sur la première année. Près d'une femme sur cinq. Une femme sur six à deux mois. Une sur cinq sur l'année. Si une entreprise sortait ces chiffres sur ses salariés, on auditerait l'entreprise. Si un secteur produisait ça, on ouvrirait une commission. Là, on regarde les femmes et on leur explique qu'elles l'ont bien cherché. On veut des bébés mais on oublie les mères. Ce commentaire que je reçois toutes les semaines n'est pas juste le manque de bienveillance et d'empathie d'une génération, c'est le résumé assez fidèle de notre politique périnatale : responsabiliser individuellement des femmes. Et il y a un chiffre pire que tous les autres, celui que j'ai gardé pour la fin. Je le détaille dans mon article sur Substack, lien en commentaire. #postpartum #depression #burnout #maternity #matrescence #mothers #nostrfr

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Cette semaine, un futur père m'a demandé quoi mettre dans sa valise pour la maternité. Puis, il m'a envoyé une photo de son caleçon. Je lui avais envoyé une checklist complète, et je lui ai proposé d'autres ressources pour se préparer à soutenir sa compagne pendant l'accouchement et le post-partum. Il m'a répondu oui, et que mon travail était génial. Quelques jours plus tard, il m'envoyait une photo de son sexe "par erreur". Ce n'est pas la première fois. Mon métier consiste à préparer des hommes à la naissance de leur enfant, et pour le faire sérieusement je dois leur parler du corps de leur compagne : les contractions, la peur, l'intimité, la sexualité du post-partum. Je dois aussi laisser une porte ouverte, parce que ce qui fonctionne avec eux c'est de pouvoir poser leur question la plus bête à quelqu'un de réel. Cette porte, c'est ce qui rend mon travail efficace. C'est aussi ce qui me rend joignable par n'importe qui. Je pourrais en tirer la conclusion évidente et la fermer. Sauf que je connais la suite, je la vois se répéter partout : chaque fois qu'une femme abandonne ce terrain, un peu plus d'hommes arrivent en salle de naissance sans rien savoir. Et ce n'est pas eux qui en paient le prix, c'est la femme qui accouche à côté d'eux. Alors je continue, d'abord parce que je refuse de croire en un monde où les femmes vivent dans la méfiance des hommes. Puis, pour deux autres raisons. Mon mari d'abord. Il a sauvé mon premier allaitement, il m'a fait manger pendant mon deuxième travail alors que je repartais droit vers une césarienne, et il a compris tout seul, à un moment très précis, que sa présence ne m'aidait plus et qu'il devait quitter la pièce. Sa présence et son ancrage ont fait toute la différence. Mon fils ensuite. J'élève un garçon, et il me regarde travailler. Je continue pour lui montrer que je crois toujours profondément dans le masculin, que je crois en lui, dans sa puissance, dans son potentiel. Si je fermais la porte en décidant une bonne fois que les hommes sont dangereux et qu'on ne peut rien en faire, c'est exactement ça que je lui apprendrais de lui-même. Mon métier, c'est de faire ce travail d'éducation avec vingt ans de retard, sur des hommes adultes que personne n'a formés. Mon fils, lui, l'aura à l'heure. #birth #fathers #men #nostrfr #harcelement #doula

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La sage-femme est arrivée dix minutes après la naissance. Le père avait déjà reçu sa fille dans ses mains, défait le cordon enroulé autour de sa cheville, et posé le bébé sur la poitrine de sa mère. Quand il m'a raconté cette scène au micro de mon podcast, je lui ai demandé s'il avait eu peur. Sa réponse : non, pas du tout. Parce qu'il avait passé neuf mois à construire une confiance totale dans le corps de sa femme, dans la physiologie, dans la sage-femme qui les suivait. Cet homme est père de quatre filles, toutes nées à domicile, avec un suivi médical sérieux et une inscription en clinique à chaque grossesse, au cas où. Et il résume son rôle pendant les naissances en une phrase que je voudrais afficher dans toutes les préparations à l'accouchement : être présent sans être imposant, ne transmettre ni inquiétude ni angoisse, ne poser que des questions de confort. On parle beaucoup de préparer les femmes à accoucher. On parle très peu de préparer les hommes à accompagner. Pourtant, l'état émotionnel du partenaire le jour de la naissance fait partie des conditions dans lesquelles une femme accouche. Un homme paniqué transmet sa panique. Un homme préparé devient un point d'appui. J’ai participé à un séminaire avec Michel Odent, obstétricien français reconnu qui a accompagné des centaines d’accouchements à domicile, et il était très clair sur le sujet : souvent dans un accouchement, son principal rôle n’était pas d’accompagner la femme qui accouche. Son rôle était d’inviter le père à aller prendre un café avec lui, pour faire sortir ses angoisses de la chambre. Ce même père que j'ai interviewé est devenu hypnothérapeute. Il accompagne aujourd'hui des hommes en cabinet et voit revenir deux sujets chez presque tous : le rapport à leur propre père et leur place dans le couple une fois le bébé arrivé. Deux chantiers immenses, dont personne ne s'occupe avant la naissance, et qui coûtent très cher après. Il suffit de regarder les statistiques de séparations de couples dans l'année qui suit la naissance d'un bébé. C'est exactement pour ça que j'ai créé Gardiens de la Naissance : parce qu'un père préparé change le vécu de la mère, la santé du couple et l'accueil du bébé. Et parce que ces hommes existent, qu'ils sont prêts à s'impliquer, à condition qu'on leur fasse une vraie place. L'épisode complet est sur : https://fountain.fm/episode/02YtF52X3V8SXyg6jjaz #paternity #birth #value4value #parenting #postpartum #pregnancy #fatherhood #doula #couple #homebirth #nostrfr

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Maman, entrepreneuse & un peu magicienne ✍️ J’écris sur la maternité, la paternité & l’invisible 👩‍❤️‍👨 Un bébé ne casse pas un couple, le manque d'outils si - j'aide les couples à s'y préparer 🎙️ Podcast Gardiens de la Naissance : https://fountain.fm/show/iHUMdTGH9iCA4CDArhN2

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